les moments devenaient abyssaux
en même temps et dans la même mesure
quelle est la substance de ma vie
se perdait dans la mer déchaînée.
L'essence de tes caresses
s'est répandue dans l'oubli
mêlée à la
mousse salée et irritante, abrasive,
brûler les rétines
de ces yeux qui
me regardaient autrefois comme un chasseur sourd,
arc à la main à la recherche d'une sirène.
Comme un pêcheur sans filet
sur un radeau de sable,
tu as traîné mon fardeau,
moi qui suis une pierre
où trébucher n'est pas une chute,
et pourtant,


